21.06.2010

Le livre des mots

Au cours de mon week-end super familial, j'ai été traîner mes guêtres (encore) à un vide-grenier. Celui de Ruy, le village où j'ai grandi. Ma belle-soeur, mon frère, mon neveu et moi, on a malgré le froid adoré ce vide-grenier, où on a vraiment eu l'impression de faire des affaires de folie. Dés mon arrivée, j'ai retrouvé un trésor, un livre que j'avais adoré petite : le livre des mots. C'est un grand livre, classé par thématique pour aider les enfants à la lecture des mots. Ainsi à la thématique "la ferme", toute la ferme y est dessinée, le bâtiment, les champs, tous les animaux, et pour chaque élément, le mot qui correspond est écrit. Les êtres humains sont des animaux, ce qui rend le fermier plus rigolo que nature. Pour 1 euro et 50 centimes, je me suis emparée de ce petit cadeau du dimanche. Je l'avais posé sur la table du salon. Sur la couverture du livre il y a une camion de pompier. J'ai trouvé mon neveu debout le regard scotché sur cette couverture. Alors connaissant son penchant pour les véhicules, j'ai ouvert à la page transports...IMG_0255.JPG

16.06.2010

Thématique : animaux

Le premier week-end où j'avais la garde de mon Hugolin pendant 2 jours. On se dit "ahhhhh, enfin on va avoir le temps de faire des choses..." et puis une fois qu'il est parti, on se dit "rrrrooooooh mais déjà ? on a rien eu le temps de faire !!!".

Bah oui, c'est qu'un petit, certes ça se lève tôt, mais ça mange à heures régulières, ça fatigue vite, à peine le temps de se retourner et c'est la sieste. Mais quand-même, samedi, on a été au Parc. Au Parc de la Tête d'Or, tiens pardi ! Mais quel bonheur de retrouver ce parc si loin enfoui dans les méandres de mes souvenirs d'enfant... Rien n'a changé. On respire. C'est grand. Ca fourmille de vélos, de rollers, de poussettes, de voiturettes à pédales, mias on respire et tout ça, sur un air de vacances. La chanson d'un dimanche en famille. Alors moi qui ne suis pas une fanatique des animaux qu'on enferme, je dois reconnaître que je me suis pourtant laissée prendre au jeu. Celui surtout d'imaginer que les yeux d'Hugolin avaient pour la première fois en face d'eux un animal qui bouge, qui se meut, qui s'exprime. Finie la vague illustration d'un bouquin pour petits. D'ailleurs le lion a fait si bonne impression qu'Hugolin m'a dit "ah non le lion il va te croquer, vite on lui dit au revoir et on s'en va." OK.IMG_0223.JPG

Le dimanche, on était partis pour un vide-grenier, et on est tombés à Albigny sur Saône sur une démonstration de sauvetage en eaux troubles de chiens Terre Neuve. Très impressionés. D'abord par la montagne qu'un chien comme celui-là représente. Pour la force que ça implique aussi. C'est marrant tous les chiens ne partaient pas ensemble dans l'eau. Pendant que Teddy (loin d'être un nounours) faisait sa démonstration, les autres attachés par des harnais gros comme mon bras aboyaient tout ce qu'ils savaient, car visiblement eux aussi voulaient y aller. Bien évidemment leur attachement, que dis-je attachement, je devrais dire, dévouement total à leur maître, était extrêment touchant. Le monsieur au micro disait que pourtant ils avaient fichu caractère et que s'ils décidaient de ne pas aller à l'eau, ils iraient pas. Et c'est pas le genre à se laisser enquiquiner si vous voyez ce que je veux dire. Ben, si je me noie j'espère que dans mon bouillon j'aurais une tête qui lui revient au chien, parce que je préférais qu'il ait envie ce jour-là de venir me chercher...

30.05.2010

J'aime plus Paris

 

Je me demande si j'ai un jour aimé d'ailleurs. C'est un peu rude, je sais, mais au sortir d'un week-end qui m'a ébloui de galeries en musées, de fondation en graffitis, je garde de la capitale, un sentiment étrange mêlé d'admiration, une bouche grande ouverte devant ses palais, ses ponts grandiloquents, ses statues en or massif, la dimension de ses avenues, mêlé d'une admiration sans borne donc mais aussi d'une aversion totale pour cette foule d'inconnus à appareils photos voraces, ces mouvements de trottoirs incontrôlables qui vous emportent avec eux, cet oxygène si rare, cet espace si confiné dans une ville immense. Je n'aimerais pas être parisienne, moi la boulimique d'expos, de concerts, d'événements artistiques en tous genres. Je ne pourrais pas me sentir ainsi envahie dans MA ville, volée de mes endroits favoris jamais petits jamais intimes par une bande de provinciaux en troupeaux. Je suis lyonnaise. Et je préfère. Ici c'est petit, c'est pas grandiose, c'est juste beau, et accessible. Je vis à Lyon et je vole Paris aux parisiens quelques jours par an. On va faire comme ça.